N.B. traduit du document original.

La fondation de Pubnico

En 1651 un noble de la France vint au Canada, comme gouverneur de la région appelée «le pays de l’Acadie». Ce monsieur porta le nom de Charles de La Tour et avec lui il emmena un homme du nom de Sieur Philippe Mius d’Entremont, ce dernier comme son majeure-général. Le dit de La Tour est devenu un commerçant réussi de fourrure au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, ayant des comptoirs commerciaux à Chebogue près de Yarmouth, à Port La-Tour dans le comté de Shelburne et ailleurs.

Baronnie-Pubnico

Selon l’historien H. Leander d’Entremont, le site du centre de la Baronnie où se situait la Manoir ou Château était «la côté est du havre, envers sa bouche». (The Baronnie de Pombcoup and the Acadians 13)
Selon l’historien Père Clarence d’Entremont, le site du centre de la Baronnie où était situé la Manoir ou Château était «Upper East Pubnico […] [au pied d’une] jolie petite colline, d’où on a une vue directe et splendide de l’entrée du havre, ainsi que des quelques trente-deux kilomètres de côte qui l’entourent». (Brève histoire de Pubnico 14)
Cent ans passés on trouvait encore dans la région des gens qui disaient avoir vu le cimetière, les fondations du manoir et un certain nombre de pommiers aux alentours. Il reste encore aujourd’hui, sur le flanc sud de la colline, les vestiges d’une vieille cave. Pour ce qui reste des fondations du manoir, on pouvait encore percevoir, en foulant le terrain, une saillie assez prononcée et rectangulaire, parallèle à la côte, d’à peu près 35 mètres et tiers par 13 mètres et demi, ayant à chaque extrémité deux petites ailes d’avançant vers l’ouest. Dans Histoire du Cap-Sable écrit par Père Clarence d’Entremont (page 1215) on trouve un plan de la fondation.
Charles de La Tour a accordé la Baronnie à Philippe Mius d’Entremont et son épouse, Madeleine Hélie, et à Pierre Ferrand et son épouse le 17 juillet 1653.

En 1653 Gouverneur de La Tour accorda à Philippe d’Entremont une région de terre courant le côté est du havre de Pubnico se dirigeant vers Barrington Passage qui fut connue comme «La Baronnie de Pombcoup»; ceci faisant de Monsieur d’Entremont un baron. La baronnie eut son siège social à Pubnico avec son château ou manoir, sa chapelle et sa maison de glèbe. L’endroit ne se développa très rapidement, mais par l’année 1748 on compte au moins quinze familles y habitant. Au cours des années qui suivirent, d’autres familles s’établissaient à Pubnico, mais plus particulièrement dans la région de Barrington; celles-ci inclurent les Amirault, les Landry, les Belliveau, les Clermont et quelques membres de la famille des Mius.

Toutes ces familles fut expulsées de leurs terres entre 1756 et 1759; ceux de Pubnico-même n’allaient pas plus loin qu’au Massachusetts. Dix ans après, en 1766, certaines de ces personnes se construisirent une goélette dans laquelle elles naviguaient de nouveau à Pubnico; celles-ci inclurent: Charles Amirault et sa famille; Charles Belliveau et sa famille, aussi bien que son fils Charles et sa famille; la veuve Marguerite d’Entremont, épouse de Jacques II d’Entremont qui mourut dans l’exile, et ses enfants; et Abel Duon et sa famille. Tous furent donnés des concessions par le gouverneur de la Nouvelle-Écosse: une en 1771, une en 1784 (les documents originaux de ces derniers étant actuellement dans notre musée). Les Amirault et les Belliveau s’établirent du côté est du havre, les d’Entremont et les Duon (les d’Éon d’aujourd’hui) s’établirent du côté ouest.

La plupart des francophones vivant présentement à Pubnico-Ouest sont des descendants des ces familles fondatrices. Il faut noter que depuis ce temps, d’autres noms propres furent additionnés à cette liste, comme par exemple les Surette, les LeBlanc, etc..

Le nom Pubnico 

Quant au nom de Pubnico, les historiens nous disent qu’il dérive du mot Micmac «Pogomkook», qui signifie «d’un endroit où en hiver on peut pêcher des anguilles dans le havre en coupant des trous dans la glace» (c’est une interprétation). Quand les Français sont venus s’établirent ils ont changé le nom à «Pobombcoup», qui à son tour fut coupé à «Pombcoup» et enfin raccourci à «Pubnico» quand les Anglais arrivèrent.

 

Dons
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